Passion : pétanque

J’aime la pétanque, je ne la pratique pas depuis longtemps mais c’est ma passion. Et elle peut être communicative.

Par Kévin 2ORGO et une conclusion de son père

Kévin

Kévin, devant le terrain de pétanque, par lui-même

Comment joue-t -on à la pétanque ?

On joue à deux, à quatre ou à six joueurs. On peut jouer n’importe où. Dans l’idéal, il vaut mieux que le terrain soit recouvert de petits cailloux, la terre accroche les boules et elles ne roulent plus correctement. Il vaut mieux que le terrain soit allongé, il faut au minimum un terrain de 15 mètres de longueur pour bien jouer. Par contre, il ne faut que 3 mètres de largeur pour être à l’aise. On lance un cochonnet. On a six boules par équipe. Le but du jeu est d’approcher le plus possible le cochonnet avec des boules. La boule la plus proche gagne « la mène » c’est-à-dire la partie. La première équipe arrivée à 13 points a gagné.

On peut facilement trouver des boules dans des magasins. Il n’y a pas besoin d’être riche pour pratiquer cette activité, les boules les moins chères coûtent cinq euros.

Comment est-ce que j’ai découvert cette activité ?

J’ai découvert cette activité grâce à mon père et mon grand-père. La première fois c’était chez mes grands-parents. J’ai trouvé des boules derrière mon jardin et je leur ai demandé de me montrer comment y jouer. L’année suivante, je me suis rendu au Portugal et c’est là que j’y ai vraiment joué avec les personnes de mon village sur un terrain créé exprès. Aujourd’hui, je peux m’entrainer qu’une seule fois par semaine à cause de mes cours. Depuis six mois, je suis inscrit dans le club de pétanque où joue mon grand-père et je fais quelques concours le samedi quand mon père ou mon grand-père sont disponibles. Ce sera bien de pouvoir faire des championnats tous les trois, ensemble.

Ma vie de joueur

Je fais des concours pour rencontrer des gens. Comme je joue en France et au Portugal avec les gens du village. Je suis le seul jeune ici comme au Portugal. Les gens pensent que c’est un sport de vieux. C’est une erreur. Dans les campings, les jeunes jouent, j’en vois à la télévision puisqu’il y a des championnats pour toutes les tranches d’âges. J’aime bien jouer avec des gens plus âgés, ce n’est pas le problème, le problème est de jouer.

J’aime les gens qui ne se prennent pas la tête. Certains font comme si rater une boule serait la fin du monde. Si je devais donner un conseil à quelqu’un qui veut commencer la pétanque ce serait de ne pas se prendre la tête, de ne pas écouter ceux qui critiquent ce sport ou font des drames quand ils loupent leur tir.

Il y a des stars. Je connais une personne qui jouait aux Marronniers et qui est devenue professionnelle. A la différence du foot, on ne gagne pas des millions, il faut la plupart du temps mener d’autres activités. Moi, je veux simplement continuer à pratiquer la pétanque, pas devenir professionnel. Le niveau d’un professionnel est énorme et le pire c’est le mental. Ce n’est pas la même chose de perdre pour un amateur et devant tout le public de la télévision qui vous regarde, il y a une grosse pression. Il faut arriver à contrôler cette pression et ce n’est pas facile.

J’aimerais bien participer à l’organisation des compétitions. D’abord parce que cela permet de faire entrer de l’argent dans le club et que l’on pourrait ainsi améliorer les terrains. Ensuite pour faire connaître le club pour qu’il y ait plus de monde. Enfin parce que les compétitions sont amusantes, surtout quant on joue.

On pourrait organiser une séance au lycée et je peux expliquer aux autres comment on joue.

Et mon père qu’en pense-t-il ?

En effet je pense que la pétanque est un excellent moyen de rapprocher les générations puisque dans ce sport, l’adresse, la concentration et la stratégie comptent bien plus que la force physique.

Il est donc tout à fait possible de jouer ensemble que l’on ait 7 ou 77 ans.

Parler de culture familiale serait un bien grand mot. Mais c’est un sport que mon père a découvert en arrivant en France au début des années 70. Cela lui a permis de se créer un réseau d’amis mais également de progresser culturellement et linguistiquement.

Son adaptation à ce nouveau pays en a été facilité, mais cela aurait pu être le cas via n’importe quel autre sport ou activité sociale.

C’est donc en voyant mon père jouer que j’y ai pris goût et Kevin a fait de même.

Pour ce qui est de jouer ensemble, c’est un vrai bonheur pour nous. Quoi de plus agréable dans la vie que de passer du temps avec sa famille ?

 

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