Français du futur : les TBEE sur le qui vive, prêts à en découdre avec le théâtre (Timon)

Nous sommes la classe de TBEE. Avec le théâtre de la Croix-Rousse et la Compagnie Nomades in France nous nous réunissons les jeudis au lycée André Cuzin, en salle Fourtoul. Madame Rosenfeld, Madame Moufassih et Madame Chanegue sont les professeurs qui suivent avec nous cette expérience. Nous sommes tous là pour le projet Français du Futur (Djan). Et on vous attend nombreux le jeudi 16 mars 2017 à 18H30, même si on stresse.

Français du futur

Français du futur

Madame Rosenfeld nous a demandé d’écrire à chaque séance un résumé de ce que l’on a fait et notre avis. Ensuite on a découpé les copies, collé, pour vous raconter sans trop de longueur ce que l’on a fait entre décembre et le 9 février.

Nous avons fait le tour de la compagnie ou presque

Le 8 décembre nous avons rencontré Toma. En janvier, Pauline nous a fait travailler plusieurs fois puis le 26 janvier, Abdel est venu. Toma est revenu le 9 février avec Nestor. Nestor, on a adoré, il fait de la musique avec les tablettes et les téléphones. Ecouteurs en classe pour tout le monde….

Timon : Les mots de mon titre sont peut-être exagérés mais pas tant que l’on peut le penser. Le théâtre c’est pas facile pour tout le monde. Etre à l’aise, confiant, s’exprimer clairement devant tout le monde et j’en passe, ce n’est pas du tout naturel ! Ceux qui ont joué le jeu peuvent s’en vanter  et tout ce que nous avons bien fait va nous permettre d’atteindre notre objectif final.

Quentin T : Pauline nous a fait faire des exercices de théâtre pour nous réveiller. Nous avons fait des jeux de concentration. Tous ces exercices nous préparent à la future pièce que nous allons jouer.

Djan : Les échauffements servent à mieux commencer la journée et la séance. Après on fait des « jeux » théâtraux , on travaille aussi le silence. Très difficile.

On fait des exercices de théâtre en groupe et on écrit

Jason : On expulse la timidité de certains. C’est très simple à faire : un cercle, une bouteille d’eau mal fermée, quelques passes pour se présenter en disant son prénom. On pourrait dire que la passe est en fait la voix et que la bouteille n’est là que pour accompagner la voix. Bon, la voix éclabousse moins que la bouteille. Donc la bouteille est plus drôle. Nous avons aussi fait des déplacements dans l’espace, un peu comme si on cherchait tous à trouver sa place. A la troisième rencontre, nous avons fait le jeu de « Nicky Larson » ou du « cerveau rapide »  et avons joué avec des balles imaginaires.

Timon : après avoir fait des exercices de confiance en soi, d’esprit d’équipe et de prononciation, nous avons pu débattre sur le point essentiel de notre atelier : comment voit-on le Français du Futur ? Ce n’est pas du tout une question simple, d’ailleurs nous avons mis du temps à comprendre vraiment la question et nous n’avons pas du tout fini d’y répondre. La première matinée était bouillonnante, j’avais l’impression d’être dans une cour de récréation tellement les idées partaient dans tous les sens, pour des Français du Futur c’était pas encore l’âge adulte.

On a aussi fait une campagne électorale

Jason : Aux séances suivantes, nous avons fait des présentations de campagnes électorales. En groupe, nous avons constitué des partis et exprimé nos visions  du Français du Futur. Nous avons ensuite fait un débat chronométré entre partis.

26 janvier : arrivée d’Abdel Sefsaf

Rafaël : Il nous a donné une leçon de voix pour nous affirmer et aussi de comportement pour bien se tenir droit. Abdel était plus exigent que Pauline et Toma, il voulait bien voir les gens sans les mains dans les poches, bien en ligne. Il nous a fait faire des choses difficiles, des rythmes sans écraser les mains des autres, courir les yeux fermés dans une barrière de copains. Un lâcher prise ? Ensuite en écriture on a complété la phrase « je suis… » puis « dans le regard des autres, je suis .. »  J’ai bien aimé cette séance avec Abdel.

Djan pense que cette séance lui a permis de nous dévoiler et mieux nous connaître.

Jason rappelle que l’on a travaillé la diction et aussi la maîtrise de nos gestes en se passant un verre imaginaire, exercice très compliqué. Ensuite, en binôme, nous avons fait des exercices de rythme et de confiance en l’autre. Un élève placé en face de ses camarades en ligne devait fermer les yeux et courir dans la ligne. Il faut vraiment avoir confiance…

Djan aime toutes les séances, il se dit que le travail sur la voix, les postures, le silence va l’aider plus tard pour les entretiens d’embauche. Ce n’est pas faux. Les autres aiment jouer en musique, en poésie, en rythme, en n’étant pas sur une chaise, en groupe. Djan a adoré le cours avec écouteurs, il adore la musique.

9 février, retour de Toma et arrivée de Nestor : cours avec oreillettes …… que du bonheur !

Les bus n’arrivaient pas. Au début, on était cinq. Nestor a sorti les tablettes de son sac. C’était drôlement bien et on a complètement oublié les retardataires. Ils sont arrivés et on a fait deux groupes. L’un a travaillé avec Toma de la poésie, l’autre avec Nestor s’est initié à l’utilisation d’un logiciel de musique. Après nous avons permuté les groupes. Il y avait quelques troisièmes, c’étaient nos invités. Fatima était là on la laisse parler.

« Ce matin, on a utilisé une application qui s’appelle Korg Gadget qui permet de faire de la musique. Il y a une version gratuite que l’on peut télécharger mais seulement sur Apple. J’étais avec Lydia. On a commencé par faire un tour de table pour savoir ce que les uns et les autres savent en musique. Ensuite, on a utilisé la grosse caisse pour créer le rythme. On a ajouté les sons que l’on voulait. Quand on a eu fini, on a écouté ce que chaque groupe avait produit. J’ai trouvé l’atelier super intéressant. On pourrait demander à Monsieur Cochet de faire ça aussi ? »…rire.

La semaine prochaine, Pauline revient.

La suite ? Le 16 mars à 18H30.

Vous pouvez suivre le projet vu par tous les participants en cliquant ici

https://francaisdufutur.wordpress.com

 

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