Théâtre, Acte III. AFOR : acteurs fortement (forcés) d’organiser la rédaction de leur « Rapport de stage » !

Pour la troisième fois consécutive, les survivants de la classe de seconde, aujourd’hui en terminale AFOR auront l’honneur de monter sur les planches. Après Réfection de David Lescot et Macbett de Ionesco, c’est un projet complètement différent qui s’annonce cette année : l’invention d’une pièce de théâtre avec notre imagination et nos propres mots !

Julien, Kevin F., Océane, Sasha, Eric, Loris, William, Ayrton

groupe

Ils reviennent !

Le jeudi 22 septembre, nous avons eu la visite de Colin Rey et de Marilyn Mattéi. Colin connaît déjà bien les deux classes de finition et de gros œuvre du lycée, il nous supporte depuis deux ans. Bien sûr la classe n’est plus tout à fait la même, certains sont partis, d’autres sont arrivés et tous ont grandi. Marilyn par contre ne nous connaît pas encore et nous sommes parfois un peu timides et peut-être méfiants, là on était surtout curieux.
On l’était d’autant plus que Colin et Marilyn sont venus manger à la cantine avec les professeurs d’atelier et Madame Rosenfeld, nous n’aimons pas trop les conciliabules d’adultes au sujet du théâtre, nous préférons les réunions en salle Fourtoul, avec nous.
Nous avons pris le temps de nous présenter. Marilyn Mattéi a fait ses études d’écriture théâtrale dans la même école que Colin Rey, à l’ENSATT (École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre). C’était il y a pas du tout longtemps mais depuis Marilyn Mattéi a écrit de très nombreuses pièces.
Nous nous sommes présentés et c’était l’occasion de faire un bilan : ce que nous avons déjà fait, pourquoi on refait du théâtre. C’est pas évident, après tout, Madame Rosenfeld aurait pu prévoir autre chose (le voyage notamment, ça traine). On ne l’a pas dit tout haut mais on espère que ceux qui n’avaient pas vraiment appris leur texte, n’étaient pas vraiment là ou n’avaient pas vraiment arrêté de se plaindre tout le temps vont être aussi motivés que ceux qui sont très contents de remonter sur les planches. Les derniers sont majoritaires.

Marilyn Mattéi, une dramaturge qui ne met pas la langue des ados dans sa poche

Colin nous a dit qu’un grand nombre des pièces de Marilyn ont pour thème l’adolescence. Nous en avons lu une tous ensemble à la table, Ma route. La pièce se passe dans un autobus qui embarque des adolescents qui sortent de l’école. Un monsieur voudrait s’assoir, un autre se dispute avec quelqu’un au téléphone, une vieille dame râle. Si vous voulez voir la pièce, elle dure treize minutes et vous pouvez la découvrir en cliquant sur le lien ci-dessous.
Océane a été choquée parce que finalement, ce qui se passe dans la pièce se passe (presque) tous les jours dans le bus. Elle en a assez de la vulgarité des jeunes dans ces moments là, elle n’est pas la seule. Le vocabulaire des personnages de la pièce est affligeant, comme la réalité. Marilyn a expliqué qu’on peut très bien utiliser le vocabulaire réel et le travailler pour que l’effet sur le spectateur soit efficace comme dans Ma route. Elle n’a pas tord, quel adolescent et quel adulte a envie de ressembler aux personnages ? Ils sont tous épouvantables ou presque.
On a bien aimé la pièce en fait et puis on a bien aimé lire ensemble.

Vous pouvez la voir ici, présentée au Collège Jean Vilar de Chalon-sur-Saône. La pièce fait partie d’un ensemble de 16 pièces courtes autour du thème « crise dans la ville », un projet mené par l’ENSATT :

http://www.theatre-video.net/video/Le-Grand-Ensemble-Ma-route-Un-grand-courant-d-air-dans-le-crane-et-Danser-sur-les-ruines

Trouver la bonne histoire à raconter et se répartir les rôles

Trouver la bonne histoire à raconter et se répartir les rôles

Loris et Bastien prennent fièrement la pause, ils ont bien travaillé.

Loris et Bastien prennent fièrement la pause, ils ont bien travaillé

 

 

 

 

 

 

 

Le projet théâtre 2016/2017 des terminales AFOR

Marilyn a testé un peu nos connaissances en théâtre et ensuite, nous sommes passés aux choses sérieuses et que vous attendez tous : le programme de cette année.
Notre objectif est d’écrire des saynètes, de les mettre en scène et de les jouer. On veut bien le faire aux rencontres inter-académiques, à l’Astrée au lycée. Il faut réfléchir. On va jouer avec des comédiens que l’on ne connaît pas encore. L’idée est de mélanger des adultes et des adolescents. C’est une idée de Colin. Pour le thème, elle ne l’a pas dit mais l’idée vient de Madame Rosenfeld, et elle a plu ce qui la soulage. Nous allons travailler autour du stage : avant, pendant et après. Cher public, il y a des choses à dire. Pour Ayrton c’est un très beau sujet, on verra le résultat plus tard et on espère que les élèves prendront du plaisir en créant leur propre pièce . Pour Océane, on s’amuse d’autant plus qu’on est l’auteur de son texte. Matthias trouve que c’est un beau projet mais qu’il faut que tout le monde s’y mette. Il pense que l’écriture va être dure car il va falloir trouver des idées puis mettre des mots sur ces idées et enfin jouer la scène devant un public. Julien souligne que les élèves apprécient le thème et ont pleins d’idées drôles à mettre en scène. William estime que la classe est emballée même s’il y a un peu de stress.
On ne vous dit plus rien, on ferme la porte de la salle Fourtoul, prière de ne pas déranger, il y en a qui travaillent ici !
Non, on ne sait pas si on invite les parents cette année. Oui , Kevin est pour, d’autres pas, Madame Rosenfeld pense qu’il faudra y penser, plus tard… Kevin est impatient de refaire du théâtre, ça lui a manqué et il ne boude pas le plaisir. Il n’est pas tout seul.

Kevin n’ose pas le dire, mais il aimerait bien travailler tranquille. Si l’enseignante pouvait cesser de se dissiper, ce serait un plus.

Kevin n’ose pas le dire, mais il aimerait bien travailler tranquille. Si l’enseignante pouvait cesser de se dissiper, ce serait un plus.

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