Sortie Opérette, de la répétition à la représentation

La classe de première ORGO s’est rendue le jeudi 3 décembre au théâtre de la Croix – Rousse pour assister à une répétition de Mesdames de la Hall une opérette écrite par Jacques Offenbach en 1858, montée par Jean Lacornerie. On s’y est mis à tous pour vous faire le compte rendu, il faut dire qu’après, nous avons vu le spectacle le jeudi 17 décembre et qu’il y a beaucoup à dire .

Départ 13H30 pour arriver au rendez-vous au théâtre assez tôt pour rencontrer notre guide et assister à 14H30 à une répétition. Nous avons pris le bus après avoir marché jusqu’à la place Foch en tentant de suivre notre professeure. Une fois arrivés, nous avons retrouvé dans le hall Sally Poulain. On s’est rendu compte que Madame Rosenfeld et cette dame se connaissent parce qu’elles se tutoient. Elle nous a fait des recommandations de silence pour ne pas déranger le travail des acteurs puis nous sommes allés dans une toute petite salle, le studio. Il sert à faire des spectacles pour peu de spectateurs, il n’y a pas beaucoup de places et la scène est petite. On peut y écouter de la musique, répéter. Pour Mesdames de la Hall, elle va servir d’espace supplémentaire de loges. Il y aura des chanteurs, des musiciens, des acteurs : un monde fou sur scène et il faut que tout le monde puisse se changer et parfois très très vite.

Pendant que Madame Poulain nous donnait des explications, Bastien a sursauté. Une chanteuse s’échauffait quelque part et il a été surpris. Il ne voulait plus entrer dans la salle, il était « trop » impressionné et Madame Rosenfeld pense qu’il s’est imaginé que la taille de la chanteuse était proportionnelle à sa voix. Il paraît qu’il ne faut pas l’écrire ……. mais Madame Rosenfeld pense que c’est un sacré compliment pour un chanteur.

Ensuite, nous sommes entrés en deux groupes tout doucement dans la grande salle, tout en haut. Nous étions au dessus du pupitre de Jean Lacornerie et donc on pouvait voir le metteur en scène, ses assistants et le plateau.

Côté jardin donc à gauche des spectateurs, il y avait l’orchestre jusqu’au milieu du plateau. Côté cour, à partir du milieu de la scène, il y avait un décor. C’était un plateau surélevé fait avec des cagettes de marché. Elles étaient peintes et les comédiens pouvaient aller du plateau à la scène par un escalier, toujours en cagettes.

Nous avons assisté à la répétition d’une scène de drague entre deux messieurs barbus …. étrange, non ? Ils faisaient semblant de se parler et c’est quelqu’un, caché derrière le décor qui parlait, ça non plus, ce n’était pas banal. Le monsieur qui jouait le dragueur faisait un tour de magie avec une boule qui passait sur un mouchoir … enfin il fallait mettre au point tout cela.
Ensuite deux chanteuses sont venues répéter, elles tentaient de dompter un rideau en lames de plastique, nous n’avons pas tout compris à ce moment là.

On était bien. Mais on ne pouvait pas non plus déranger trop la répétition. Le metteur en scène nous a semblé assez sévère, beaucoup plus que Colin, on garde Colin.

Nous sommes sortis sur la pointe des pieds et passablement impressionnés, même les plus grognons. Puis nous sommes allés dans l’atelier des costumes et certains d’entre nous ont vu les costumes avec des légumes. On ne voulait pas tout voir ne serait-ce que pour ne pas se priver de la surprise ensuite.

On a alors tenté d’aller voir le décor par l’arrière. Un premier groupe est entré en suivant Sally par le fond de la scène, nous étions plus discret qu’une toute, toute petite souris …… mais on s’est fait prendre. Et zut alors mais merci Sally !

Nous sommes retournés dans le hall, complètement dans la magie de notre visite et bien contents.

Le 17 janvier à 14H00, nous sommes allés voir le spectacle. C’était très très différent. Il y avait un monde fou et on était tout en haut. On voyait très bien. L’histoire est celle de dames qui travaillent dans les halles Baltard à Paris au XIXè siècle, ce sont des femmes indépendantes qui gagnent de l’argent mais qui sont marquées par le travail, c’est peut-être pour cela que certains rôles sont tenus par des hommes, d’où les deux messieurs barbus de la répétition. Pour l’occasion, celui qui jouait une femme n’avait plus de barbe. Il y avait un ancien soldat qui tentait d’en séduire une pour profiter de son argent. Là dessus, une certaine Ciboulette amoureuse d’une fille qui jouait un homme trouve enfin des parents alors qu’elle n’en avait pas. On a trouvé que tout de même, il y avait beaucoup de choses embrouillées. Et il y avait beaucoup de chansons, nous on a pas beaucoup aimé les chansons.

Et il y avait beaucoup de chansons. Ludovic n’aime pas les chansons même quand il s’agit de comédies musicales contemporaines filmées. Il aime bien les écouter mais seules. Matthias est du même avis. Certains ne disent rien puis finissent par rire et dire que la répétition était mieux que le spectacle. D’autres sont traumatisés par les hommes à barbes qui jouent des femmes sans barbes ce qui fait beaucoup rire Madame Rosenfeld. Valentin lui aime bien l’opérette. L’idée de passer du dialogue entre personnages au chant lui plaît. Par contre, il n’aimerait pas en écouter tous les matins, c’est un plaisir réservé au théâtre.

Tous préfèrent Ciboulette.

On a plus aimé les costumes, les filles avaient des poireaux sur la tête et il y avait une sorte de meneuse de revue en juste au corps. C’était amusant.

On a trouvé la sortie très sympathique mais on est pas vraiment fan d’opérette. La prochaine fois, on ira découvrir autre chose.

La classe des 1ORGO

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