Les 2TCB visitent le Vieux Lyon

Galerie Philibert 2

Une vue de la cour de l’hôtel Boullioud conçue par un jeune architecte lyonnais qui a découvert la Renaissance lors de son récent voyage en Italie, Philibert Delorme.

Jeudi 5 novembre, les 2TCB ont approfondi le programme sur la Renaissance tout en s’amusant, ils ont visité le quartier du Vieux Lyon

Nous sommes partis avec le bus9 jusqu’à l’arrêt Hôtel de Ville puis nous avons marché jusqu’au Vieux Lyon. Nous avons retrouvé la guide, Julia, devant la cathédrale Saint-Jean. Elle nous a expliqué qu’à l’époque romaine, Lyon s’appelait Lugdunum et se situait sur le plateau de Fourvière. Au Moyen-Âge la ville de développe au bord de la Saône et en Presqu’île, son centre s’étend de la ville de l’évêque entourée de muraille à l’actuel quartier Saint-Paul, le centre d’affaires.

Nous avons visité la cour du capitaine, l’homme qui était chargé de fermer et ouvrir les murailles de l’évêché. Le bâtiment était luxueux comme en témoigne la présence d’un puits. Ensuite, nous avons traversé la plus grande traboule du quartier, elle relie la rue du Bœuf à la rue Saint-Jean par un passage sous les immeubles et à travers les cours intérieures. Dans la lancée, nous nous sommes rendus à l’hôtel Bullioud rue juiverie pour voir la galerie construite par Philibert Delorme. En entrant on constate qu’il y a deux cours et un puits dans chaque cour, la famille Bullioud était très riche. L’hôtel est un assemblage de maisons, reliées par un passage et des galeries en étage. Le propriétaire a demandé à Philibert Delorme de relier deux immeubles par une galerie couverte au goût de l’époque. C’est ainsi qu’est arrivée la mode architecturale de la Renaissance. La cour n’est pourtant certainement pas celle conçue par l’architecte, en effet, elle a été reconstruite après un éboulement de terrain et les trompes ornementales devaient être alignées. Là, nous avons pris une pause. Nous nous sommes retrouvés au musée Gadagne. Eux aussi étaient très très riches : un énorme puits orne une immense cour dans leur hôtel. D’abord un tour dans le musée. La salle de réception des Gadagne est digne du prestige que ses propriétaires voulaient lui donner, haute, claire, équipée d’une cheminée énorme. Nous avons vu une copie faite au XIXè siècle du plan scénographique de Lyon en 1550. Il permet de voir l’organisation de la ville, la forme des maisons, où étaient les arbres et les jardins. Même des chevaux et des passants sont dessinés. On peut se projeter dans la vie quotidienne de la Renaissance grâce aux détails. La prof nous a empêchés de regarder les jeux de cartes et les plaques gravées qui servaient à les imprimer, c’était pourtant une activité très importante à Lyon, très lucrative et très ludique. Mais il fallait écouter la guide.

Dernier moment de la journée : l’atelier archi popup. Nous avons traversé la cour et nous avons rejoint la salle de médiation du musée. Chacun d’entre nous a eu quatre feuilles, une paire de ciseaux, une règle, un stylet, de la colle. Nous avons découpé les formes pour refaire en papier et en 3D la galerie de Philibert Delorme. Certains ont réussi à tout finir, grâce à la participation active au découpage de Monsieur Crouzet et Madame Rosenfeld. Etienne a fini à la maison mais a travaillé bravement et courageusement tout seul.

Popup2

L’archi-pop up de la cour réalisé par vos reporters lors d’un atelier au musée Gadagne.

A 17H00, nous sommes rentrés à la maison. Globalement nous avons aimé la sortie mais elle était longue, se concentrer de 13H30 à 17H00 n’est pas si simple. Alexis a aimé la visite du Vieux Lyon et se moquer d’Etienne pendant l’atelier. Meyvis retient l’animation de la rue Saint Jean. Flavyo s’est intéressé à l’histoire de la cathédrale et son quartier. Etienne a trouvé plus simple à comprendre la Renaissance en grandeur nature que dans la salle de classe. Vincent a été ravi d’apprendre des éléments de l’histoire du quartier où il vit. Medhi n’était pas là, il aime Saint-Jean pour ses restaurants, maintenant qu’il sait ce que l’on a fait, il regrette d’être arrivé en retard au lycée. La classe conseille la visite aux élèves de seconde et de CAP. Le musée est gratuit pour les lycéens.

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